Mythologie de la neutralité journalistique

Qui decide de la valeur !? Un manifestant ca ne vaut rien ?! Un journaliste par contre lui il bénéficie d’un statut, d’une reconnaissance et monétaire (sachant qu’il n’y a pas d’equivalence entre les activités et que l’argent permet les domestications de masse pouah). Il faudrait qu’il ait en plus une protection assurée par rapport à qui se bouge contre le pouvoir ?! Soit on affronte les dominants soit on fait semblant ! S’inventer un statut de neutralité comme la Suisse le prétend (financement de genocides, etc…), c’est bien pratique pour qui est payé et bosse pour les medias de pouvoir (capitalistes/payants/commerciaux/verticaux/structuralistes). La boucle est bouclée de l’hypocrisie à l’oeuvre. Etre solidaire d’un mouvement c’est en être, pas faire un pat de coté en toute fourberie pro’ à la jouer sauveur en plus ! On attend a minima l’autocritique de qui prend en compét’ de titre/technique/matos/reseau pendant que les autres morflent. Et basta le melange rouge brun des GJ. Basta Macron and co’.

Matjules

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Capitalism is a fascism

L’arrogance bobo consiste à dire partout et sans cesse que le fascisme vient du peuple inculte. Hors l’extreme droite monte avec le capitalisme. Les grands patrons sont très heureux avec des regimes autoritaires. En réalité le capitalisme est exactement cela. Et les phases intermédiaires sociaux démocrates y concourant, deja des aberrations, la jouant ci ou là progressisme sociétal ne sauraient masquer le mouvement global qui les implique aboutissant irrémédiablement au pire (et deja là durant le processus de durcissement continu) : dominations féroces, esclavage, accaparements du vivant, massacres, crimes contre l’Humanité, génocides.

Matjules

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En silence

On prétend souvent qu’en activiste on se fait plaisir, à orchestrer sa com’, se la ramener. J’ai assez vécu d’emmerdes pour savoir que l’on s’en passe allègrement, pour qui est égoïste donc capitaliste (sauce recup’ bien sur). D’ailleurs on ne raconte pas toujours tout ce que l’on a du surmonter, de pathétique et violent. Une illustration du pourrissement que l’engagement produit (ou ses effets), à dévaster les liens et la vie, via des dommages peu maitrisables donne le ton particulièrement éprouvant de ce que l’on peut subir jusque dans la vie privée. Je suis passé devant la statue de Johann Strauss l’autre soir à Paris et m’est revenu en tête comme un boomerang une crise à la sensation cataclysmique pour tous les protagonistes circonstanciés qui aurait pu vraiment très mal tourner. Il y a quelques années une relation au caractère particulièrement trempé s’était acharnée contre moi au pied de la sculpture, s’en prenant à mon sac à dos jusqu’à le déchirer, dans lequel j’avais mis mes enregistrements numérisés de mes interviews de témoins de Bisesero. Elle se serait attaquée à mes effets sans ce contenu d’importance, j’aurais lâché toute résistance. Mais je risquais là de perdre pour une crise lambda absurde ce qui relève du bien commun, d’un long investissement bénévole auprès de rescapés du génocide des Tutsi. A appeler de l’aide et me défendre de cet énième déferlement impulsif, évidemment il y eu la honte d’un café à l’autre, ne sachant plus comment lui faire revenir raison. Perfide elle l’a joué martyr, et un attroupement s’est constitué assez vite autour de nous, ces gens perplexes, à douter de qui agressait l’autre. En très peu de temps la situation basculait. Je risquais à tout moment de m’en prendre une, ou d’avoir n’importe qui contre moi, ces passants interloqués essayant de protéger une victime difficilement claire à identifier. Le réflexe vaut de porter secours à une femme face à un homme. Ils pouvaient ainsi chacun aider à l’agression en contexte, à ne pas distinguer le vrai du faux, et inverser donc face aux apparences immédiates. Elle m’avait déjà pété un disc dur précédemment, perdant ainsi les 3/4 de mes photos de Manhattan et ses alentours (inutile de préciser que je n’y vais pas tous les jours, une fois jusque là). Je savais le drame facile, elle totalement déconnectée de l’enjeu et s’en foutant encore, autocentrée sur ses supputations primaires liées au fait que tu ne fais pas de fric ni verticalités, mêlant hystérie démoniaque et dédain naturel. J’ai vu rouge et me débattait autant que je pouvais pour préserver la parole singulière, essentielle et unique de rescapés. Les séquelles psychologiques sur nos liens, la souffrance, tout rime avec fin du monde alors, lorsque cet épisode en est la plus évidente expression.

https://collectifinnovationsilluminationspolitiques.wordpress.com/2016/12/04/rushes-itw-par-matjules-de-temoins-de-bisesero/

Private is dead also with capitalism

Le capitalisme ça donne : la guerre entre niveaux empilés pour s’épargner d’être avec les personnes de catégorie moindre à chaque fois successivement. Un apartheid partout en tout, pour se maintenir en des positions exclusives par nature (pour le territoire, la possession, les interactions et milieux concentriques identifiés/figés sur le fond). Et l’on singe parfois la mixité, des échanges hors classes sociales (pondues par ces fameux niveaux par principe). La détestation de la possibilité d’être des n- prend son paroxysme dans la vie privée. Quel couple perdure avec des disparités, sans guerre concernant les possibilités de loisirs et vacances par exemple. Qui finance armé de son fric et pouvoir, a des disponibilités et moyens ?! Le capitalisme rend tout faux et malsain sauf à le nier, sous alibi d’effort et intelligence (auto déclaratif intéressé), et cela concerne l’humanité toute entière. Sauf à vivre de caste, ou dominer dans le foyer sans complexe. Les hypocrites et cyniques inventent des bouc émissaires faciles, cachent leur pensée, s’en tapent pour se mettre bien tel des critères personnels ou plus ou moins culturels, d’habitudes idéologiques. Jusqu’au jour où eux mêmes se font clasher par des déterminants bien plus globaux que leur petit confort orchestré un temps non sans malice et conformisme. Pensons uniquement au sort subi par les gitans avec des lois qui bafouent leur existence, à les contraindre au trottoir et mendicité parce que leur culture non sédentaire ne plait pas à une masse casanière en adoration élitiste qui a pour principe le foncier, sa possession. Demain on met tous les fachos du fric et titres dans cette précarité, à les exclure du droit à vivre, et c’est le feu. On vit de cet arbitraire, s’indignant à géométrie variable selon que l’esclave est à soi ou ressemble à ses origines plus ou moins lointaines pour la jouer humanisme.

Proprio’ à durée déterminée

Qu’on impose le PDD, la Propriété à Durée Determinée et ils rigoleront déjà moins les proprio’ ! Qu’on leur impose la vacation de propriété et ils prennent la rue direct ! A critiquer les râleurs on en oublie que les patrons sont les principaux en mode grande gueule à se plaindre si tout ne leur est pas servi sur un plateau ! Basta les inversions sous prétexte de travail, efficacité, une auto valorisation qui s’abstrait allègrement de la perversion de base dans les échanges marchands : l’argent permet les domestications de masse, et se fait sans équivalence entre les activités. Nier de surcroit que le fric est central pour qui a c’est oublier que qui possède en pouvoir ne fait pas du bénévolat de son activité principale.

#Rwanda2019

C’est une continuité de quand j’avais 14 ans ou presque. Donc pas une question d’âge du tout. Mais de qui je suis. C’est exactement la même sève que ce que j’ai pensé à 14 ans. Quand on t’envoie chier pour ton âge. Et encore j’étais pas au fait à 14 de ça. Mais le fond y était. Que la cristallisation se fasse ici ou là.