Normalisation du fascisme

Au taf on t’apprend à te sentir inférieur. Zzz…

Publicités

Prendre perpét’

Le monde pro’ me ramène à un trou noir dans ma vie, mille fois éprouvé. L’enlisement de mes projets et activités émancipées, une perte dans des compensations à la marge (sous cette contrainte puante) devenues rances, à prendre du bidon et sentir le souffle atteint passé la quarantaine. Survivre à cette aliénation, devenir con, cela ne se décrète pas. Les non capitalistes, non structuralistes, non techniciens, non fonctionnels se tirent une balle régulièrement. On ne sort pas des lignes, on fait semblant. Sauf à savoir tout faire de ses mains, fort physiquement et organisé/obsessionnel en permanence, donc généralement vertical par essence, sans pépin handicapant trop alarmant. Les cassés tordus peuvent crever de leur côté d’avoir du cracher leurs poumons et courber l’échine pour un consumérisme puéril suffisant obséquieux vicieux pervers futile élitiste vulgaire bourgeois.

Ostracisme omniprésent

Le côté je parle à quelqu’un parce qu’il connait quelqu’un que je connais est un mécanisme facho de base. Il fonctionne sur le rejet de l’autre, l’entre soi, le phénomène primaire de clan, l’intérêt personnel, les siens avant tout, l’idée d’être de souche relationnelle, la peur de l’inconnu ou l’étranger à son environnement. Il sacralise un domaine de liens préexistant comme le font les mafias. Et l’essentiel des rapports sur le net est formaté par cela, au même titre que dans la vie hors l’écran.

Mélancolie sociale, poésie politique à la Brel

Cauchemar financier & résurgence familiale associée. Claqué.

Quelques croquinettes au thé sencha sur fond d’huile d’olive réchauffés au four, et la vie repart dans ce vent parigo’ rafraîchissant, une tonne de nuages en feu prêts à déverser leur rage habituelle et inoxydable sur les jupiteriens bobo en cette rentrée pathétique comme d’hab’, les sirènes à l’américaine on the street pour troubler les airs « merveilleux » des ondes radio’ ponctués de pub’ lancinantes à gogo, saturation de gras en bouche au final et retour à la sécheresse de mes pensées abandonnées, l’appétit dévasté.

Bourgeoisie et argent frères de l’horreur

L’implacable et impitoyable sanctuaire de l’argent permet les dominations de masse et donc les massacres de masse, les exterminations de masse. Cet universalisme de l’horreur se combat en affrontant le séparationnisme bourgeois qui essentialise la fonction, le pouvoir, une élite : le sacre d’une caste. Et cela se joue aussi à tous les niveaux, au coeur du libéralisme. Quand j’entends « libéralisme » je parle du capitalisme. Le capitalisme est l’allié de la massification d’un rejet. Et donc la domestication fait partie du jeu macabre et mène à l’horreur.

De Bisesero à Gaza, d’un génocide à un massacre de masse, d’un génocide à un apartheid nous voyons se confirmer ce lien féroce entre l’argent et l’horreur, et l’immonde, l’absolue destruction.

https://www.facebook.com/groups/MvtDeboutMatjules/permalink/1872154486330638/

https://soundcloud.com/matjules/sets/bourgeoisie-et-argent-fr-res

Civil land & teams bobo

Claire Hédon la PDG d’ATD Quart monde qui évidemment balance à ONPC à la noix sur France 2 que « les personnes en très grande précarité veulent du travail », tout en louant l’entrepreneuriat dit « social » avec Nicolas Hulot (heureux d’annoncer qu’il a été par exemple à échanger dernièrement avec Fillon notamment). C’est un leurre, constitutif de la dépendance. La réalité est que les personnes à la rue ne veulent pas être exploitées, mais à ne pas pouvoir agir, la demande vers une structure s’affichant comme « solidaire » va en premier lieu dans l’ordre du système, donc l’argent. Une conséquence du capitalisme produisant la soumission et des verticalités comme concurrences sociales menant à chercher en survie de quoi tenir. On ne pose pas la question aux apparatchiks de la société civile de leur position en groupe, à la fois à commander, évitant le déclassement et les taches ingrates, ni de leurs biens et revenus liés à ces carrières bien pratiques car valorisées. La détresse fait vivre en premier et au meilleur statut qui règne sur une organisation pratiquant l’appel à dons tout comme la charité bourgeoise et médiatique, cet effort présenté en « partage » pour soutenir plus déshérité. Comme par hasard Claire Hédon est également à RFI qui ne brille pas par son indépendance vis à vis de la Françafrique. Cet accompagnement lucratif en titres et fonctions est quasi en copie de la pseudo dépolitisation des ONG en terrains de guerre ou suite à des catastrophes « naturelles » pour venir soigner et protéger des civils, ainsi toujours en aval des causes plutôt qu’à la source conjointement (sauf à orchestrer sa mise en scène « kouchnériene » donc au coeur des pouvoirs). Le parallèle peut presque se faire également avec les Eglises qui pullulent en des régions du monde dévastées par des belligérants la jouant influence et accaparement des ressources. A promettre le salut on récolte ce que l’on veut entendre, la subordination heureuse permettant un contrôle sur des masses et la gestion d’une valeur oecuménique, de quoi se sentir utile et briller en humanisme rationalisé. L’alibi de la qualification, des compétences et du réseau engrange la confiance au même niveau que les cadres politiciens en représentation. Le degré d’autonomie se juge à la capacité à vivre d’un business ou suivre les déterminismes étatiques classiques ainsi légitimés lorsque tournés vers les populations en souffrance. La boucle est bouclée de l’arrangement avec les codes de la réussite, d’une perspective réformiste quasi christique pour le bien de nos semblables. Le corporate a de longs jours devant lui tout comme les centralisations. Est évacué d’emblée la question du travestissement des activités par des outils financiers, de possession, et la production féodale de domestications pour des intérêts privés. A aider on recueille les louanges autour de soi, car déjà en capacité d’une liberté monétisée. Rompre avec ces mécanismes intéressés passe d’abord par l’autocritique, l’aveu d’une prise constante des arguments de domination, les positionnements en supériorité en somme sur le vivant.

https://www.facebook.com/groups/MvtDeboutMatjules/permalink/1864543320425088/

Baball et Bakiki gate énième

La pollution corporate et centriste des luttes sociales ne connait pas la crise.

Baball et Bakiki en liens tentaculaires opportunistes plus ou moins installés avec la Renou holding, Stop corruption, les Jours heureux, Disco Soupe and co’ continuent à sévir insidieusement auprès des mouvements sociaux. Ainsi en mode gauche droite réunies, parrainages politiciens & people de carriéristes du genre, à donner leurs instructions en rafales, concernant des ateliers banals et globaux d’agit pop’ en marketing cadré avec pin’s, banderoles, visuels habituels formatés pour recruter, des pions disposés en déclaration en pref’, la cagnotte Leetchi confiée à des contacts conjoncturels de confiance, avec la finalité d’aspirer perpétuellement vers leur commerce 2.0, notamment pour avril prochain durant les présidentielles et leurs Jours Debout. A déminer comme ils peuvent les gates successifs à leur sujet, disposant leur staff renouvelé vis à vis d’une visibilité média à diluer pour ne pas trop apparaître comme les chefs de ces énièmes orchestrations bisounours. On occupe le peuple avec des kermesses condescendantes, programmées, et le tour est joué. Ce mode entreprise polluant tout doucement les luttes, les anesthésiant, jusqu’à se retirer. Qu’ils opèrent en amont ou lorsqu’il n’y a plus qu’à ramasser les derniers souffles d’un Occupy à la Défense, des Indignés en France ou de Debout à République sur Paris comme sur les réseaux.