Etat d’urgence pipo

Je le dis très clairement. Il n’y a pas la securité minimum. Un lance rocket sur une voie longeant un aeroport, et un avion est vite dégommé. Que fait l’Etat !

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Quand le peuple n’a pas d’autre choix que de virer les élites

A quand quelques nationalisations stratégiques, de biens publics, avec redistribution vers la population ? Et financement des services sociaux, environnementaux et culturels ?

Continuons à voter pour le PS-LR and co’, tous ces winners, les meilleurs de la classe, qui parlent bien et fort, réfléchissent, pensent, gouvernent, et le chômage servira toujours d’épouvantail aux entreprises pour précariser plus fragiles, pomper l’énergie et ne la ramener qu’à une caste sociale bien déterminée, bourgeoise et propriétaire. Avec ses dociles suppléants ou domestiques pour consolider les bénéfices, s’épargner les tâches ingrates quotidiennes, dominer. La jouissance d’une élite en autocélébration et évaluation perpétuelle, radicalement portée à se reproduire et augmenter son emprise, légiférant, complexifiant à outrance.

Remettre en cause tout le processus de la réussite, voilà ce qu’ils ne veulent surtout pas. Tout remettre à plat, et abandonner la logique pernicieuse de la course aux privilèges et mérite. De vrais enfants de la Vème République, pervers, pourris et gâtés.

Tous les patrons qui se gargarisent de l’effort et du talent parlent comme à des chiens à leurs employés, ou les manipulent. Ils masquent leur procédé sournois selon leur convenance, pour l’image et l’estime de soi, en cercles concentriques, se préservant de toute délégitimisation.

J’ai fait 40 boites, y restant même parfois trop d’années, me levant à toutes les heures du jour et de la nuit pour bosser, les lois lénifiantes déjà pas respectées. Je connais parfaitement ce qui formate les esprits, les termes de l’asservissement, et ses milliers de variantes. Il n’y a pas de leader saint, comme il n’y a pas un monde précaire homogène. Les mécanismes et les systèmes sont à changer. Cela passe par des soulèvements, l’apparition de résistances, afin de ne plus collaborer ou vicier les rapports humains.

En France, on en est concrètement bien éloigné, comme tout le monde sait ou fait semblant de le nier. Ainsi pas dans la formule et les mouvements d’humeur. Le contexte global est au consentement vis à vis du capitalisme. Rien de nouveau. Il offre quelques rêves de gloire, et le consumérisme à qui sacrifie sa vie, ou emprunte les armes des puissants pour commander. Cela va aller de plus en plus mal. A tous les étages, une structuration de la compétition est à l’oeuvre, du martelage de la performance, à l’exclusion répétitive des moins fachos. 

Tant que l’on continuera à tout monnétiser, rendre payant et commercial dans les échanges, la vie ne pourra être que déterminée par cet accaparement là, travestissant les actes, les prostituant jusqu’à l’école et les hôpitaux.

Matjules

Lever le masque de la bourgeoisie

Il est manifeste que pour beaucoup de bourgeois, la critique de ce qu’ils sont leur semble caduque. Leur circonvolution est que si tu touches à leurs avantages, si tu y gouttes, tu ne peux te reclamer d’un autre modèle en société.

Ainsi ils n’écoutent pas et gomment le contenu du discours. Bien pratique. Je les invite à relire et être honnêtes avec ce qui est exprimé.

Le but est le confort pour tous. La bourgeoisie structure à l’inverse des conditions lui permettant d’être telle : possedant des biens, un statut, des attributs propres. Ce n’est qu’accaparement, via la gentrification notamment.

La bourgoisie est un comportement. Accéder à ce qu’elle se réserve peut justement etre une étape pour interrompre son mécanisme exclusif. Si tant est que l’on reste en rupture avec la valorisation par ses codes : possession, travail, argent, entre soi…

Rompre avec cette ségrégation c’est effectivement déjà accéder aux biens confisqués, et affirmer en quoi c’est une aberration d’en être privé sous mille prétextes excluants. 

Dans la logique du bourgeois, le pauvre ne peut rester que pauvre. Sinon il devient bourgeois et riche. La confiscation de la pensée est là. 

Un comportement bourgeois, c’est par exemple : lorsqu’on a snobé une partie de sa famille pendant des années, et que l’on se met à jouer le jeu des siens dès que l’on est marié, avec des enfants, pour faire bien vis à vis de sa partenaire et belle famille.

Ou bien de débarrasser au plus vite à table pour que cela ne s’éternise pas, être faussement là, pour les convenances. Ou s’octroyer une place centrale immuable. Comme de manger à l’heure, bien se tenir, donc se garder les excès, la joie pour quelques proches en des moments formatés.

Un comportement bourgeois, c’est dire : « Je suis passé chef, génial. » C’est également sortir toujours aux mêmes endroits, s’assurer une notoriété, une agora, un entre soi. Socialisant selon l’ego. Car on aime déjà qu’une partie du monde. On a son petit jardin. Tout va bien.

Etre bourgeois c’est s’exclure de ceux vers qui on fait oeuvre de charité. La petite pièce de deux euros qui rassure et fait tant pour l’humanité bien sur. Le geste et la compassion exonerant de vivre sans supériorité, ou diriger.

Etre bourgeois c’est virer les affaires des autres, pensant qu’ils ne sont plus dans le besoin. C’est imposer sa richesse, s’en répendre, avec constance. Ou jouer la sobriété, l’effacement, se garder de la trivialité. Une comédie des convenances.

Etre bourgeois c’est écouter ses souffrances et nier celles des autres. C’est prendre l’apparence du vertueux, user de la charité, se faire représentant du peuple, alors qu’il ne s’agit d’abord que de s’assurer un bon avenir, et les lumières.

Etre bourgeois c’est avant tout éviter de formuler que l’être est une aberration.

  

Déchéance enigmatique

La #déchéance de #nationalité pour les terroristes, ils veulent aussi la mettre aux personnes ayant une fiche S ou pas ? Et les déchus non binationaux (au départ), ils resteront en prison, ou ils seront expulsés ? Et ceux qui sont dans la nature, soit ils brulent leur carte, soit ils s’en procurent de fallacieuses.

Enfin qui est terroriste ? Une simple relecture de Noam Chomsky renverse totalement ce paradigme. Ce sont les Etats (et les tyrannies privées) qui sont les pires responsables de terrorisme vis à vis des populations.