Epuisement

Les cyniques béats n’ont pas compris que les gens vont crever (pas les fachos). Avec la virilité et la lèche du fric en parangon de vertu. A stigmatiser des faiblesses ou incapacités à supporter l’effort, la réalité. Et justifiant le mérite par cette sélection, même macabre. Les requins bouclent la boucle de leur jeu compétitif.

Pendant que les cassés et quelques confortables émancipés discutent de vrais progrès sociaux, le pouvoir passe son temps à nous remettre des couches de domestication corporate à outrance. Nous sommes poussés au quotidien à vivre en salopards, en ingrats, en sous-fifres de l’accumulation.

La décompensation perle dans nos regards, déjà loin de tout espoir. Pas pour les accapareurs qui font leur beurre des luttes, en verticaux, mais pour ceux qui triment, y retournent, et se font violer leur vie, détruire l’esprit. En martyrs du capital, des monnaies, de ce travestissement infâme à la base dans les activités humaines.

J’en ai assez, l’horizon bouché, la kermesse naïve du grand soir comme un dégoût ultime, alors que nous nous faisons massacrer. Privé de mots, du sens, et du temps, en une schizophrénie imposée, à devoir singer le plaisir, la perfection, le don de soi, l’effacement, dans le processus même de notre négation, asservissement, soumission.

Ne sortira plus de nous que tromperie, aigreur, désespoir et maladies. Le couvercle du déni se referme et les élus de ce darwinisme légiféré paradent, se pavoisent à chaque galère mise à flot. En psychopathes du titre ou de la fonction, ils consacrent leurs victoires, amoureux de ces guerres commerciales, pour l’image, à dominer.

Matjules #122mars

Enième confirmation liberticide

A Repu’ Paris en mars avril dernier, tous les soirs c’était la fête gratuit. Et puis l’interdiction préfectorale est passée par là. On voit bien que l’Etat empêche les libertés. Certes les riverains ont leur mot à dire. Mais tout est fait pour le payant et s’emmerder un max. Les volontés sont là a contrario de créer, donner, partager. Tout est empêché pour ne donner de la considération qu’à qui amasse suffisamment, joue sur le ring de l’avarice et de la survie imposée. Monde absurde, sclérosé, faux cul.

Matjules #121mars

Caste triste

Fils ou fille de bonne famille de l’élite scolaire mondiale, cessez de jouer la moral et l’outrance des bonnes moeurs. Un exemple, le papa maitre de conf’ transatlantique, également gérant d’une boite dans les telecom, et la mère bis au foyer, avec apart’ géant sur Panam, ses dépendances, plusieurs biens fonciers, notamment en province, quelques peu caricaturaux en boboland. Mais la progéniture sans arrêt à se plaindre du système US, & le racket privé des classes préparatrices, comme de l’absence de couverture maladie. Jolie contradiction peu efficiente pour l’essentiel. Une culture de caste coincée, la carte pour être du club chic et fermé : un éloge de l’entre soi, la real politik en mode ségrégation assumée et revendiquée. Les diplômes affichés bien sur, puéril orgasme de consécration institutionnelle. La répétition de la pyramide, à écarter ce qui contrevient à ce système de valorisation, martelant sans cesse le même discours obsessionnel pour le fric. Ayant évidemment bossé pour des agences renommées, davantage en mode com’ inoffensive et bien être raffiné que sur des terrains d’engagement âpre ou indépendant du consumérisme. Avec son corollaire de coucheries à éviter, les hauts et les bas financiers (toujours sous perfusion familiale cela dit), puis le constat que le marché global est bien compliqué. A vouloir se mettre à son compte et servir une clientèle de qualité, autrement dit riche et protégée. Le salaire en argent de poche, à critiquer néanmoins le rapport compliqué au logement s’il n’est pas d’office acquis. L’impossibilité de penser et considérer autrement, être juste et cohérent avec ce monde barbare. Crier de rage uniquement face à des dégradations lors de manifestations sociales. En vouloir aux hommes et aux femmes, dans la théorie du genre, sous ce prisme puant, d’arrière-cour facho’. S’acharner à bannir et exclure qui ne rentre pas dans son business plan immédiat de vie, et sympathiser prioritairement avec des cadres de multinationales ou d’une aristocratie artistique saluant la perfection, l’exigence et le mérite comme le graal commun minimal.

A Mic’

Pas d’angélisme concernant le vote #FN, un comble. La victimisation inversée. En prolo’, assez morflé, les #fachos sont pro’ vice, fric et domination. Je connais à rallonge. Arrête de voir l’ennemi uniquement argenté dans une tour d’ivoire. C’est à tous les niveaux que se jouent les stigmatisations, ségrégations, accaparements, pilotages, subordination… Des Sarko’, y’en a plein partout dans le taf. Basta les caricatures en mode 1/100 de nantis contre le reste du monde. La nomenklatura, même des libéraux font des conf’ contre parfois. Les groupes de pouvoir s’affrontant, selon qu’ils ont plus ou moins, via trahisons interposées. On ne va pas passer notre temps sur les terrains de droite, pour discuter si oui ou non les violences urbaines sont affligeantes. Le #pouvoir sournois détruit en masse, et il se déploie de façon fractale à tous les niveaux, je répète (dans les orga’, mentalités, etc).

Indigné debout

La doxa dominante : ayez des produits à vendre, et soyez les meilleurs, donc acharnez vous au travail, la réussite avant tout. Pliez vous aux règles de mérite, aux lois de l’argent, donc aux principes de soumission des uns sur les autres selon que l’on possède ou pas. Ne pas avoir, c’est ne pas faire bien et correctement selon les puissants. Ainsi, pour les riches, à tous les niveaux, grosso modo on est responsable de sa pauvreté, le nihilisme en arrière fond ; ou à l’inverse, on est l’élu de cette sacralité financière qui dirige, de biens privatisés, en initié, descendant d’une rente et profits. Cet état d’esprit lénifiant qui est une non pensée, un vice humain répandu de toutes parts comme l’ordre des choses, il s’incarne bien au delà des 1/100 de nantis justement, et ceci depuis très longtemps. Le déni social consiste à s’envelopper dans le cocon de sa propre représentation d’idées, sans voir les clivages, les disparités de positions, et ainsi gommer sans cesse l’existant verticalisé omniprésent. Je suis pessimiste depuis le départ parce que je ne m’enferme pas dans une mythologie pratique, d’entre soi, de luttes uniformes, de camaraderie mimétique. Au contraire, je suis en permanence à pratiquer par contrainte, et souci de rompre avec les ségrégations au mieux, le monde qui nous détruit et bouleverse davantage encore aujourd’hui. Les confrontations sont inévitables, avec toutes leurs armes pour asservir, faire plier, distraire via des considérations orientées, consuméristes ; et rayer ce que nous sommes, à l’opposé de ces mécanismes puérils au quotidien. Nous risquons toujours plus la rue, la prison, les stigmatisations, à vouloir exister tel que nous respirons, des êtres libres, aucunement là pour se vendre, ni se subordonner par obligation. La parole libre est étouffée, et sans relâche, tant que la vie s’incarne encore en nous, les mots sortiront de ce cauchemar incessant, pour le dire, le mettre à nu, et résister. On crève du capitalisme, que des bulles de champagne un jour nous fassent ressentir toute l’arrogance ou pas de la possession, de ce chemin de croix avec l’avarice pour religion. Le bilan est macabre, nullement épargnés, déjà longuement assoiffés d’émancipation, du rêve de l’après. Les pleures en discrédit de la virilité, et l’âme au delà, en parasite hagard de leur royaume fasciste 2.0 bobo. Amusons nous tant que possible, de cette fraternité précieuse encore protégée, sortons la rage lorsqu’elle est imminente, à poindre sur nos lèvres, ne les laissons pas nous envahir totalement. Et basculons si le temps ne nous appartient plus vraiment, sans intérêt, peoplisé, terriblement vidé des fondamentaux qui nous animent. La vacuité fait disparaître le coeur de nos pulsations, le rythme de nos envies, et la sève jaillissante. A créer, de palabres en voyages multiples, chocs humains. Ces horizons de partage, à oser être là, éternels et entiers. L’illusion d’un chef providentiel pour nous sortir du pire a fait ses adieux. Le sauvetage ne viendra pas de ce qui structure notre perdition de base. La dissidence porte bien le fardeau de tant d’absurdité, mise en commun sous le règne des référents, les élections pour moteur stérile, en reproduction de la norme hiérarchisée. Aristoland a gagné, toutes les têtes seront à 2017, et le vent de Debout mort né. A prévenir, les obstacles se déploient un à un tel qu’on l’anticipe. Revenez lire chaque moment de ces cinq mois magnifiques ou honteux depuis février dernier, des pilotages, aux accaparements classiques, à cette odeur de révolution sous lacrymo’, et vous aurez déjà tout sous la main, de ce paysage lunaire, au combien risible à travers les médias de mass, pour éviter la prochaine fois de vous embarquer sans sens critique, pour les uns parfois, et binaires (personne n’y est totalement protégé d’ailleurs). Cela ne change rien sans buzz ou victoire diront les mêmes. Pour autant, fidèles à ce vécu, les engagements futurs se nourriront de nuances indispensables. La complexité des contrastes politiques à considérer, pour des lendemains meilleurs, avec patience, nullement résignés. Peu importe d’être le sauveur, la solution, Braudel nous incite à considérer l’histoire sur des durées nous dépassant bien largement. La plume se déploie, mine de rien, et sur la longueur, nous avons tracé notre route, nous y sommes, rien ne nous enlèvera cette force, modeste, joyeuse et sincère.
 
Matjules #114mars

Dossier #JPL

J’ai passé un mois grosso modo à la pseudo TvLibreMaisVerticale, y amenant quelques espoirs de partage/symbiose, et un premier sujet sur Berlusconi avec a fortiori l’idée d’autonomie de regard, une analyse du vécu sur place à Milan, pour rendre compte du paysage politique concerné, simplement. En fin de course avec un monteur hors contexte, JPL nous a convoqué en mode grand chef supreme sachant tout pour décréter en deux secondes que c’était trop complexe notre traitement. Il a poussé le monteur a faire un choix édulcoré et binaire : avec les bons d’un côté et les méchants de l’autre hurlant uniquement si possible (exit ici les verts locaux par exemple, différentes tendances et expressions – lui l’autocentré ou presque de la campagne du fiston & EvaJo’ à ce moment là).

JPL venant de TF1, on s’est retrouvé en plein dans cette simplification totalement inutile et sans intérêt (vraiment pas besoin de moi pour ce genre de focale appauvrie pour décérébrés n’identifiant aucune nuance et sans considération pour la diversité, ce qui nous entoure).

Bien sur, JPL nous demandait de se réunir en cercle à intervalle de temps régulier, l’attendant, comme dans toutes les rédactions hiérarchiques classiques, pour nous demander un à un de présenter nos travaux, puis nous justifier, attendant sa sentence, lui jugeant en boss souverain. J’étais choqué, revenant d’un coup des années en arrière, sous cette forme révérente si connue dans les études et à l’école republicaine. Je n’étais vraiment pas venu ici pour cela.

Notre premier rdv inaugurait d’autres auspices, avec un rapport bien autre, plus d’égal à égal, presque complice, courtois en somme. Si j’avais flairé cette verticalité grossière, je n’y serais jamais rentré (sauf par nécessité habituelle pour survivre et en mode méfiant). Là je faisais un choix comme régulièrement si possible, dans l’esprit de liberté, cherchant un lieu et des pratiques différentes du monde corporate & commercial que l’on est supposé critiquer en dissidence sincère.

Motivé au prime abord, sans pression, j’avais pris l’initiative de me rendre autour des locaux, chez le voisinage pour se présenter, tenter d’obtenir des contacts, et même des soutiens financiers (pour du matériel, tournages and co’). JPL et sa secretaire en chef me convoquant soudain dans leur bureau ont tout de suite voulu me nommer référent de ce processus, pour obtenir des fonds, voir avec la région, etc. Alors que j’amenais à l’inverse l’idée d’en parler tous ensemble, proposant d’impliquer tout le monde justement, en écoute du désir et des idées de chacun(e), à tout moment, sur ces aspects fondamentaux.

Un signe nullement passé inaperçu pour moi (x boulots dans les rotules), au milieu de la bonne entente en mode pique-nique commun et coolitude affichée contre les puissants de ce monde : le monteur chef plusieurs fois tremblant devant JPL (as J’aiPeurdeLui), et dépolitisé, un technicien carriériste banal pouvant tout autant bosser pour une boite de prod’ capitaliste et décomplexée, une raison de sa faille manifeste, et inaptitude à jouer le révolté.

Plus dramatique encore, une dame d’un certain âge et relativement précaire venait de rentrer dans les locaux de la pseudo TvLibreHaha, et les jeunes bobo journaleux l’ont balayé d’un revers, genre ce n’est pas pour vous ici. Ainsi, le public généralement accepté à Telebocal par exemple, réellement disparate, ne rentre pas dans le cadre uniforme et le filtre utilitariste tabou à TvLibreBebeJRI : avoir principalement des stagiaires d’école de journalisme, ca permet d’avoir les subventions de l’Etat pour monter une tv.

Evidemment, le clash arriva sans que je ne l’anticipe. J’ai très naïvement partagé des mails avec l’ensemble des intervenants de la pseudo TvLibrePouah, histoire d’être tous reliés, le sens de la liberté affichée (la liste était pourtant dispo’ au mur dans les anciens locaux à Boulogne-B’, à mon premier contact). Mal m’en a pris, JPL via son assistante de choc m’ont accusé d’avoir dérobé leurs contacts !?

Evitant de rentrer dans un conflit sans fin, je n’en pensais pas moins, après une réponse commune dans ce genre de cas (nullement eu l’intention de nuire, au contraire), et considérablement interloqué, cela n’en a pas moins provoqué une scission de la moitié des participants (trainant des rancoeurs parfois anciennes et non exprimées visiblement), une partie allant dans mon sens, et l’autre bien sur ralliant la verticalité de JPL. En si peu de temps finalement, constater tel contexte explosif à la moindre réaction partagée (se voulant publique) déjà en interne m’a vraiment fait halluciner. Ecoeuré, je n’ai néanmoins pas cherché à en découdre immédiatement (le contexte se suffisait à lui-même), ayant alors assez perdu de temps, résolument tourné vers autre chose pour me protéger, et captant l’ampleur de la poudrière moisie à affronter. Le recul, la distance et la reflexion pour y revenir à froid, ayant d’autres priorités, sans éclipser pour autant.

Enfin, certains échos d’Afrique concernant JPL (comme pour Bourdon d’ailleurs) sont plutôt très explicites et similaires à ce tableau déjà pathétique en rapide immersion. De même, un acolyte déjà prévenu sous forme d’allusion préventive (il filmait alors à la Fête de l’Huma’), et retrouvé à Debout longtemps après m’a remercié de l’avoir informé d’emblée des risques. Le pourrissement de l’indépendance et de l’intégrité qui nous anime par JPL, énième usurpateur des luttes (sujets volés et vendus à son unique profit…) a de quoi énerver. Carton rouge résolument pour ce pro’ de la supercherie engagée.