Baball et Bakiki gate énième

La pollution corporate et centriste des luttes sociales ne connait pas la crise.

Baball et Bakiki en liens tentaculaires opportunistes plus ou moins installés avec la Renou holding, Stop corruption, les Jours heureux, Disco Soupe and co’ continuent à sévir insidieusement auprès des mouvements sociaux. Ainsi en mode gauche droite réunies, parrainages politiciens & people de carriéristes du genre, à donner leurs instructions en rafales, concernant des ateliers banals et globaux d’agit pop’ en marketing cadré avec pin’s, banderoles, visuels habituels formatés pour recruter, des pions disposés en déclaration en pref’, la cagnotte Leetchi confiée à des contacts conjoncturels de confiance, avec la finalité d’aspirer perpétuellement vers leur commerce 2.0, notamment pour avril prochain durant les présidentielles et leurs Jours Debout. A déminer comme ils peuvent les gates successifs à leur sujet, disposant leur staff renouvelé vis à vis d’une visibilité média à diluer pour ne pas trop apparaître comme les chefs de ces énièmes orchestrations bisounours. On occupe le peuple avec des kermesses condescendantes, programmées, et le tour est joué. Ce mode entreprise polluant tout doucement les luttes, les anesthésiant, jusqu’à se retirer. Qu’ils opèrent en amont ou lorsqu’il n’y a plus qu’à ramasser les derniers souffles d’un Occupy à la Défense, des Indignés en France ou de Debout à République sur Paris comme sur les réseaux.

Show time

Assisté à l’émission Flash talk de Raphäl Yem avec la belle Sonia Chironi, enregistrée à Repu’ Paris le 28 mars 2017 avant montage et diff’ sur France O and co’…

Mon sentiment de base sur ce programme a toujours été globalement péjoratif. On se croirait avec les J’aime lire en terme de littérature : une parole sirupeuse pour une cible très vaste quoique des cultures urbaines grosso modo, entre esprit consensuel et naïveté, quasi infantilisant. A entendre pour résumer un brin narquois que « la guerre c’est pas bien », et « s’aimer c’est mieux » grosso modo. Pour autant le concept offre de nouveaux visages face aux ségrégations wasp, ceux de la mixité sociale, mais en mode média a fortiori, c’est à dire sans parole libre, et donc téléguidée (plutôt banal). Le différé ici permet au paf de ne prendre aucun risque. On peut reconnaître néanmoins qu’un travail en amont est fait, avec des moyens conséquents certes, pour réunir des personnalités (pouah, un dégoût à nuancer & autocritique) de la culture, du sport et de la politique, mélangés à la rue. Une formule bienvenue a priori, vraiment dans l’air du temps.

Un jeune hier donc a répondu à Raphäl voter Meluch’ (zzz), et critiquant Macron. L’animatrice Sonia Chironi en aparté (off) aux personnes rassemblées : « On évite de citer les noms ». Sinon un type cassé a fait un malaise après avoir tenté de perturber l’émission. Ecarté par la sécurité en deux temps, il s’est retrouvé pris en charge par les pompiers, une trentaine de personnes amassées autour de lui à terre sous la Marianne de Repu’.

Le débat a cristallisé comme souvent sur le fait de ne pas voter ou à l’inverse participer aux élections, avec l’accent mis sur les termes régaliens pensés ici comme évidents et allant de soit par l’animatrice principalement, en recadrage attendu (tout le problème). Une jeune de Corbeil (ça tombait bien), conviée et faisant science-po’ en promo’ des quartiers a apporté son souffle naturel, même si dans l’esprit de l’Etat/nation grosso modo et tournée vers un formatage élitiste, ce que l’on peut comprendre, qu’elle critique néanmoins. Je l’ai retrouvé à la fin pour un échange personnel fort à propos, pour ma part remettant évidemment en cause la République, son caractère bourgeois consubstantiel ; et par ailleurs connaisseur par procuration des Tarterets, la Nacelle, Montconseil. Un jeune à la suite s’est illustré par son humour et tchatche toute particulière. Puis Raphäl enfin libéré, j’ai voulu le saluer, mais il ne s’est pas souvenu de moi haha. Serais-je persona non grata après mes clashes de verticaux des médias de mass et de l’engagement ? Non, à lui indiquer Survie (qui se critique) comme je pouvais pour sa mémoire, comme le dernier check précédent lui et moi sur le macadam non loin, et un rapide explicatif « enragé » vs recup’ facho’ en focale française partielle concernant l’origine historique du bordel capitaliste actuel, il a eu l’air sympa comme généralement, proposant même ma carte de visite en rappel vers son staff’. Mon extinction de voix conjoncturelle n’a pas eu l’air de trop inquiéter, mais j’ai du coup décliné mon envie d’apporter la contradiction (surtout hors direct, raz le bol selon) au schéma tv redondant une nouvelle fois, ainsi dans les problématiques de pouvoir. Un selfie pour le fun avec un humoriste plateau et quelques mots à un « gens d’arme » éloquent précédemment (à le chambrer avec diplomatie sur sa relative maladresse bienvenue concernant la tenue qui se passe de fierté), avant de filer, et la journée fut bien entamée.

Photos : Matjules

Secher un royaliste sur le bitume

Haha Lorant Deutsch à un feu rouge à Ternes, immédiatement reconnaissable malgré son casque. Je le chope dans ce court laps de temps : « on ne sera pas d’accord sur les idées, mais je vous file ma carte de visite. Je ne fais pas que ça, ici vous verrez des aspects sur le Rwanda notamment. Si cela vous parle, n’hésitez pas. Les illuminations, ce n’est pas une secte, on a juste projeté des visuels sur des bâtiments relativement à des causes sociales et politiques. »