Bourgeoisie et argent frères de l’horreur

L’implacable et impitoyable sanctuaire de l’argent permet les dominations de masse et donc les massacres de masse, les exterminations de masse. Cet universalisme de l’horreur se combat en affrontant le séparationnisme bourgeois qui essentialise la fonction, le pouvoir, une élite : le sacre d’une caste. Et cela se joue aussi à tous les niveaux, au coeur du libéralisme. Quand j’entends « libéralisme » je parle du capitalisme. Le capitalisme est l’allié de la massification d’un rejet. Et donc la domestication fait partie du jeu macabre et mène à l’horreur.

De Bisesero à Gaza, d’un génocide à un massacre de masse, d’un génocide à un apartheid nous voyons se confirmer ce lien féroce entre l’argent et l’horreur, et l’immonde, l’absolue destruction.

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Civil land & teams bobo

Claire Hédon la PDG d’ATD Quart monde qui évidemment balance à ONPC à la noix sur France 2 que « les personnes en très grande précarité veulent du travail », tout en louant l’entrepreneuriat dit « social » avec Nicolas Hulot (heureux d’annoncer qu’il a été par exemple à échanger dernièrement avec Fillon notamment). C’est un leurre, constitutif de la dépendance. La réalité est que les personnes à la rue ne veulent pas être exploitées, mais à ne pas pouvoir agir, la demande vers une structure s’affichant comme « solidaire » va en premier lieu dans l’ordre du système, donc l’argent. Une conséquence du capitalisme produisant la soumission et des verticalités comme concurrences sociales menant à chercher en survie de quoi tenir. On ne pose pas la question aux apparatchiks de la société civile de leur position en groupe, à la fois à commander, évitant le déclassement et les taches ingrates, ni de leurs biens et revenus liés à ces carrières bien pratiques car valorisées. La détresse fait vivre en premier et au meilleur statut qui règne sur une organisation pratiquant l’appel à dons tout comme la charité bourgeoise et médiatique, cet effort présenté en « partage » pour soutenir plus déshérité. Comme par hasard Claire Hédon est également à RFI qui ne brille pas par son indépendance vis à vis de la Françafrique. Cet accompagnement lucratif en titres et fonctions est quasi en copie de la pseudo dépolitisation des ONG en terrains de guerre ou suite à des catastrophes « naturelles » pour venir soigner et protéger des civils, ainsi toujours en aval des causes plutôt qu’à la source conjointement (sauf à orchestrer sa mise en scène « kouchnériene » donc au coeur des pouvoirs). Le parallèle peut presque se faire également avec les Eglises qui pullulent en des régions du monde dévastées par des belligérants la jouant influence et accaparement des ressources. A promettre le salut on récolte ce que l’on veut entendre, la subordination heureuse permettant un contrôle sur des masses et la gestion d’une valeur oecuménique, de quoi se sentir utile et briller en humanisme rationalisé. L’alibi de la qualification, des compétences et du réseau engrange la confiance au même niveau que les cadres politiciens en représentation. Le degré d’autonomie se juge à la capacité à vivre d’un business ou suivre les déterminismes étatiques classiques ainsi légitimés lorsque tournés vers les populations en souffrance. La boucle est bouclée de l’arrangement avec les codes de la réussite, d’une perspective réformiste quasi christique pour le bien de nos semblables. Le corporate a de longs jours devant lui tout comme les centralisations. Est évacué d’emblée la question du travestissement des activités par des outils financiers, de possession, et la production féodale de domestications pour des intérêts privés. A aider on recueille les louanges autour de soi, car déjà en capacité d’une liberté monétisée. Rompre avec ces mécanismes intéressés passe d’abord par l’autocritique, l’aveu d’une prise constante des arguments de domination, les positionnements en supériorité en somme sur le vivant.

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Fin de l’Histoire

Je suis pour la phase de défense des services publics, laminés progressivement par les instances internationales pro’ tyrannies privées. Et je me tape les règles commerciales, conservatrices mille fois décrites et critiquées ici. Dans le fond, au coeur des mécanismes actuels, tout est vicié par les fondamentaux liés à l’Etat et l’argent. Je m’y oppose, et considère qu’en amont de cette remise en cause juste et entière, il ne s’agit que de réformisme, d’ajustements structurels, et qui tendent a fortiori à justifier le maintien de règles aristocratiques, de pouvoir : les figer dans le marbre, constitutionnel des organisations sociales et financières. On en sort pas, médiocres pensées réalistes déterminées par un énième ersatz intello’ de fin de l’Histoire.

Supprimons les monnaies

Ce qui m’intéresse relève généralement du bon sens et de la bienveillance. Le principe de réalité est de constater ce qui est d’expérience ou immédiatement, à l’évidence. On ne vas pas passer une thèse médicale pour affirmer que l’on a un corps, des yeux, des dents (sauf particularisme). Tout le monde en convient, sauf les fous. Par contre la société nous impose les monnaies comme mécanisme d’échange incontournable, pour l’essentiel. Elles servent le vice, l’avarice, les pratiques de pouvoir et leur légitimation arbitraire. Et l’ensemble du corps social grosso modo, à de rares exceptions près, prend acte d’office du bien fondé de l’outil monétaire, sans même le remettre en question. Hors l’argent est une abstraction, avec des présupposés d’emblée de valeur, à l’usage : sans respect de contrat (truchement rhétorique et invention à dessein) mais de dépendance et force. Il n’y a pas d’égalité entre des objets matériels ou symboliques différents. L’argent instaure une équivalence non pas pour ce qui est identique, mais pour des flux et contenus nullement similaires justement. De base le ver est dans le fruit à garantir des normes de partage à travers de fausses réciprocités. L’archaïsme froid et distancé des devises fige l’acte dans sa fonction rémunératrice, et la spéculation suit son train. Boboland peut prospérer sur le dos des prolo’, à contracter mille services en domesticité, des tâches laborieuses à celles superficielles ou insignifiantes.

Caste triste

Fils ou fille de bonne famille de l’élite scolaire mondiale, cessez de jouer la moral et l’outrance des bonnes moeurs. Un exemple, le papa maitre de conf’ transatlantique, également gérant d’une boite dans les telecom, et la mère bis au foyer, avec apart’ géant sur Panam, ses dépendances, plusieurs biens fonciers, notamment en province, quelques peu caricaturaux en boboland. Mais la progéniture sans arrêt à se plaindre du système US, & le racket privé des classes préparatrices, comme de l’absence de couverture maladie. Jolie contradiction peu efficiente pour l’essentiel. Une culture de caste coincée, la carte pour être du club chic et fermé : un éloge de l’entre soi, la real politik en mode ségrégation assumée et revendiquée. Les diplômes affichés bien sur, puéril orgasme de consécration institutionnelle. La répétition de la pyramide, à écarter ce qui contrevient à ce système de valorisation, martelant sans cesse le même discours obsessionnel pour le fric. Ayant évidemment bossé pour des agences renommées, davantage en mode com’ inoffensive et bien être raffiné que sur des terrains d’engagement âpre ou indépendant du consumérisme. Avec son corollaire de coucheries à éviter, les hauts et les bas financiers (toujours sous perfusion familiale cela dit), puis le constat que le marché global est bien compliqué. A vouloir se mettre à son compte et servir une clientèle de qualité, autrement dit riche et protégée. Le salaire en argent de poche, à critiquer néanmoins le rapport compliqué au logement s’il n’est pas d’office acquis. L’impossibilité de penser et considérer autrement, être juste et cohérent avec ce monde barbare. Crier de rage uniquement face à des dégradations lors de manifestations sociales. En vouloir aux hommes et aux femmes, dans la théorie du genre, sous ce prisme puant, d’arrière-cour facho’. S’acharner à bannir et exclure qui ne rentre pas dans son business plan immédiat de vie, et sympathiser prioritairement avec des cadres de multinationales ou d’une aristocratie artistique saluant la perfection, l’exigence et le mérite comme le graal commun minimal.