Bisesero

La justice d’Etat si elle veut dire le droit a à entendre les témoins. Le chemin commun pour une mise en lumière universelle de ces aspects ne peut s’épargner d’atermoiements inévitables, comme d’obstacles nombreux. En ce qui concerne nos semblables, la conscience élémentaire dicte de les porter vers ces paroles oubliées pourtant essentielles, s’ils ne le font pas déjà. Que des aspects positifs ou négatifs surgissent. A cause du milieu de recherche s’instituant souverain pour en parler, nous vivons toutes sortes de blocages chronophages. La vérité n’appartient pas à des spécialistes, et nous devons permettre d’autres mécanismes que ceux qui se répètent dans l’Histoire avec ces huis clos permanents pour faire peur, mettre à distance, se légitimer et écarter. Le temps passe et la majorité sera renvoyée à des manuels scolaires à peine sourcés, souvent faux volontairement, bien loin des possibilités toutes naturelles de confrontation réelle avec ces sujets fondamentaux, par soi même (génocide, pouvoir, néocolonialisme). On ne brise pas le négationnisme en orchestrant la privatisation des faits, en un périmètre d’intervention qui pour le coup devient politique au mauvais sens du terme. Je me retrouve à caler, préoccupé notamment par des éléments de nécessité de premier ordre, phénomène récurrent vu les dominations actuelles à l’oeuvre : le régime des puissances financières qui s’installe jusqu’à nous asphyxier totalement. Y être enfermé est une autre condamnation, visiblement généralisée et propice à favoriser toujours plus le silence et le rejet.

Matjules

Transmettre face à l’oubli

Manque d’écoute, censure, réparer le silence, cette puanteur négationniste et livrer des témoignages essentiels
https://collectifinnovationsilluminationspolitiques.wordpress.com/2015/03/20/interview-par-matjules-demmanuel-karibana-rescape-de-bisesero/