Civil land & teams bobo

Claire Hédon la PDG d’ATD Quart monde qui évidemment balance à ONPC à la noix sur France 2 que « les personnes en très grande précarité veulent du travail », tout en louant l’entrepreneuriat dit « social » avec Nicolas Hulot (heureux d’annoncer qu’il a été par exemple à échanger dernièrement avec Fillon notamment). C’est un leurre, constitutif de la dépendance. La réalité est que les personnes à la rue ne veulent pas être exploitées, mais à ne pas pouvoir agir, la demande vers une structure s’affichant comme « solidaire » va en premier lieu dans l’ordre du système, donc l’argent. Une conséquence du capitalisme produisant la soumission et des verticalités comme concurrences sociales menant à chercher en survie de quoi tenir. On ne pose pas la question aux apparatchiks de la société civile de leur position en groupe, à la fois à commander, évitant le déclassement et les taches ingrates, ni de leurs biens et revenus liés à ces carrières bien pratiques car valorisées. La détresse fait vivre en premier et au meilleur statut qui règne sur une organisation pratiquant l’appel à dons tout comme la charité bourgeoise et médiatique, cet effort présenté en « partage » pour soutenir plus déshérité. Comme par hasard Claire Hédon est également à RFI qui ne brille pas par son indépendance vis à vis de la Françafrique. Cet accompagnement lucratif en titres et fonctions est quasi en copie de la pseudo dépolitisation des ONG en terrains de guerre ou suite à des catastrophes « naturelles » pour venir soigner et protéger des civils, ainsi toujours en aval des causes plutôt qu’à la source conjointement (sauf à orchestrer sa mise en scène « kouchnériene » donc au coeur des pouvoirs). Le parallèle peut presque se faire également avec les Eglises qui pullulent en des régions du monde dévastées par des belligérants la jouant influence et accaparement des ressources. A promettre le salut on récolte ce que l’on veut entendre, la subordination heureuse permettant un contrôle sur des masses et la gestion d’une valeur oecuménique, de quoi se sentir utile et briller en humanisme rationalisé. L’alibi de la qualification, des compétences et du réseau engrange la confiance au même niveau que les cadres politiciens en représentation. Le degré d’autonomie se juge à la capacité à vivre d’un business ou suivre les déterminismes étatiques classiques ainsi légitimés lorsque tournés vers les populations en souffrance. La boucle est bouclée de l’arrangement avec les codes de la réussite, d’une perspective réformiste quasi christique pour le bien de nos semblables. Le corporate a de longs jours devant lui tout comme les centralisations. Est évacué d’emblée la question du travestissement des activités par des outils financiers, de possession, et la production féodale de domestications pour des intérêts privés. A aider on recueille les louanges autour de soi, car déjà en capacité d’une liberté monétisée. Rompre avec ces mécanismes intéressés passe d’abord par l’autocritique, l’aveu d’une prise constante des arguments de domination, les positionnements en supériorité en somme sur le vivant.

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Critique de la critique de la gauche

C’est encore le mythe de la #gauche sociale : http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/11/13/l-ecrasante-responsabilite-de-la-gauche-dans-la-victoire-de-donald-trump_5030326_3232.html. Hors les #bobo ont viré le roi et jeté en prison les « #énervés » (sans naïveté aucune les concernant, car nullement homogènes et tant mieux). La #République n’est pas #horizontale mais le sacre d’une #élite (ou #représentation du peuple, de #chefs). Avec ce joystick foireux, le #pouvoir naît de promesses, le terrain parfait pour les #démago’. L’arrogance et le mépris en sont constitutifs de base. Et les ennemis masqués sont pires a fortiori que la #droite décomplexée. Encore faut-il comprendre que l’ensemble du #système #verticalisé à tous les niveaux est à déconstruire, et non la seule lutte caricaturale contre les 1/100 de #nantis.

Cet ogre lointain détourne le regard de ses instruments disséminés partout, de fait en chaque #organigramme et #hiérarchies. S’attaquer à la tête uniquement est ne pas voir qu’elle naît de nouveau de ce qui existe en permanence initialement. Ce symbole immonde le plus âpre, des hyper #riches, qui nous enveloppe et nous bascule vers l’irrémédiable pour nos courtes vies. Le mouvement principal n’est ainsi pas spécialement celui le plus visible sous ce raccourci : de haut vers le bas. Le #consentement à voir surgir des #castes et #clans déjà dans nos pratiques interpersonnelles est à la source de cette évolution possible vers l’incontrôlable supériorité de forces vives toujours plus affreuses. Nous trahissons d’emblée la boussole de l’acceptable, car ce que nous ne supportons pas à chaque degré franchi existe en deça grosso modo.

Pour rentrer rapidement dans le détail, l’exigence de liberté, la considération pour l’autre et le vivant ne doivent vraiment pas se focaliser sur la #réussite, encore moins sur les #performances ou le #savoir. Les priorités sont multiples, à l’inverse de ces schémas déjà empruntés et menant à des #dominations constantes, la plupart du temps voilées. Reste à ne pas être #binaire et agir en nuances, c’est à dire en équilibre à la #Aïvanhov entre ce qui nous apparait comme intelligent et la sensibilité. Désolé de sortir de la technicité économique, mais la racine du #mal est humaine, et donc simple à percevoir.

Mon constat #pessimiste vient de ce rapport empirique, en observation et impliqué comme tous. Je ne m’invente pas de #sauveur providentiel. Ce n’est que la reconstruction de la #pyramide. Il nous faut un « bon », « gentil », « loyal » sur le trône ? Pff… Encore et toujours le capitaine du navire qui rassure, quand justement chaque #individu est une barque à mener au milieu des autres (sans #dépendance ni #tutelle).

D’ailleurs, je n’imposerai pas cette vision. Les #dogmes n’honorent pas les prosélytes. Cette contradiction n’a pas de prise : je ne la fait pas vivre très longtemps (sauf à prendre une ou deux #tribunes, si possible au plus proche de l’idée que je me fais de la #parole #libre, en #prolo’ à rallonge).

Bien sur, cela devient vite chiant de vouloir être en respect, écoute et changer sa focale concernant les habitudes de la société : à ériger des pouvoirs, s’en contenter pour sitôt les bannir. On nous a appris à l’école à jouer un camp contre l’autre, pour se former. Ou plus évolué, l’esprit de la #complexité s’est offert à nous, mais toujours avec l’issue fatale de devoir choisir entre des courants #sélectifs bien délimités. Abrogeons ces #règles toutes faites, n’en soyons pas subordonnés, et gardons en tête notre #indépendance et #intégrité.

Il y aura toujours prise via les #monnaies pour nous #corrompre ou nous #asservir. Pour autant déjà nous mêmes nous n’y seront déjà plus tout à fait, à ce #travestissement infâme de nos activités. Je ne blâme pas comme tous les #fachos de droite (y compris non assumés) le fait de ne pas avoir la force ni l’énergie #marchande, de ce #nombrilisme #productif alternant #com’ sournoise et déterminisme de la pensée (plus ou moins au marteau-piqueur, à négliger avec #virilité et sans perdre de temps l' »incapable », le « peu motivé », le « mauvais » donc).

L’attention disparaît selon les intérêts propres de chaque #conglomérat et #copinages. Le #clientélisme procède par effet concentrique, une #centralité de plus, à la suite des #féodalités pour être souverain sur tel périmètre convoité (titre, poste, fonction, honneurs, gloire…). Le #capitalisme est l’appropriation de territoires physiques ou symboliques sous le prétexte du #privé, de l’#héritage, du talent, du labeur, de l’#entreprise, de ce qui est précieux à nos yeux, quel que soit le moment. Il n’y a pas de limite à l’exclusivité, à ces #privilèges, une fois sous ce registre de légitimation personnelle, ou de #structures.

Les petites #perversions, quel que soit le seuil de #tolérance ne sont que des #fractales de plus grandes. Avec le temps, le simple fait de montrer du doigt plus malin que soi, mieux placé apparaît comme partie prenante en majorité de la #reproduction d’un ordre social sans cesse #rigidifié à l’identique. Les #possédants, les capables mettront toujours à la porte leurs frères et soeurs moins déterminés. Alors s’engage-t-on pour quelques zones célébrées ou abandonnons nous tout naturellement et au mieux la volonté de #commander quoi que ce soit ? La démarche ne sera jamais parfaite, rattrapés que nous sommes par des démons d’#ego et #suivisme forcené. Le #matérialisme l’emporte jusque là, comme de s’écouter parler, impulsifs ou adroits, tournés vers soi.

Des #cassés, #tordus, je ne peux qu’accepter nos #déviances justement. Et elles sont le fait pour le pire du N+1 à chaque fois, et ainsi de suite (tel que se formalisent les velléités de #gestion du leadership au #travail). Les tests, barèmes, grilles de #qualification là pour fermer la boucle de ces huis clos hégémoniques. Qui vient de l’extérieur est à récupérer, et doit se plier à la #segmentation arbitraire créée pour délimiter l’#identité que l’on porte, d’une marque, d’un label, de notre famille. Aucune #altérité réelle évidemment aux fondements de ces particularismes #sanctuarisés.

Enfin, les #mandats comme l’#exécutif se questionnent, notamment vis à vis de l’#ostracisme, cet entre soi si lourd de conséquences de toutes parts. Nous sombrons vers des noirceurs identifiées (car contrastées d’avec une sérénité heureuse de la #diversité), ce qui apparaît plus « infimement » déjà en amont, et qui est le vrai virus pour ce vivre ensemble tant prétendu : fondamentalement en nous, à se contenter de #valeurs supposées éternelles & tous les outils qui vont avec, ainsi la #distribution des rôles, l’#étalonnage des capacités et la #gradation du #désir en des termes figés. C’est à dire aucunement mutualisés librement, donc avec l’empilement d’#injustices.

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Duperie subalterne ou royaume du spectacle engagé

Etre à la rue, précaire, à l’usine, domestique à répétition cela confère une certaine légitimité par défaut sur les bobos qui « sauvent le monde ». Le procès originel est là. Qui a le temps, peut aider, et écraser à la marge sans que cela ne se voit trop bénéficie de la gratification, pour lui, et les honneurs quand le cassé, le tordu, le simple se tape l’ingratitude et le mépris.

Supprimons les monnaies

Ce qui m’intéresse relève généralement du bon sens et de la bienveillance. Le principe de réalité est de constater ce qui est d’expérience ou immédiatement, à l’évidence. On ne vas pas passer une thèse médicale pour affirmer que l’on a un corps, des yeux, des dents (sauf particularisme). Tout le monde en convient, sauf les fous. Par contre la société nous impose les monnaies comme mécanisme d’échange incontournable, pour l’essentiel. Elles servent le vice, l’avarice, les pratiques de pouvoir et leur légitimation arbitraire. Et l’ensemble du corps social grosso modo, à de rares exceptions près, prend acte d’office du bien fondé de l’outil monétaire, sans même le remettre en question. Hors l’argent est une abstraction, avec des présupposés d’emblée de valeur, à l’usage : sans respect de contrat (truchement rhétorique et invention à dessein) mais de dépendance et force. Il n’y a pas d’égalité entre des objets matériels ou symboliques différents. L’argent instaure une équivalence non pas pour ce qui est identique, mais pour des flux et contenus nullement similaires justement. De base le ver est dans le fruit à garantir des normes de partage à travers de fausses réciprocités. L’archaïsme froid et distancé des devises fige l’acte dans sa fonction rémunératrice, et la spéculation suit son train. Boboland peut prospérer sur le dos des prolo’, à contracter mille services en domesticité, des tâches laborieuses à celles superficielles ou insignifiantes.

Caste triste

Fils ou fille de bonne famille de l’élite scolaire mondiale, cessez de jouer la moral et l’outrance des bonnes moeurs. Un exemple, le papa maitre de conf’ transatlantique, également gérant d’une boite dans les telecom, et la mère bis au foyer, avec apart’ géant sur Panam, ses dépendances, plusieurs biens fonciers, notamment en province, quelques peu caricaturaux en boboland. Mais la progéniture sans arrêt à se plaindre du système US, & le racket privé des classes préparatrices, comme de l’absence de couverture maladie. Jolie contradiction peu efficiente pour l’essentiel. Une culture de caste coincée, la carte pour être du club chic et fermé : un éloge de l’entre soi, la real politik en mode ségrégation assumée et revendiquée. Les diplômes affichés bien sur, puéril orgasme de consécration institutionnelle. La répétition de la pyramide, à écarter ce qui contrevient à ce système de valorisation, martelant sans cesse le même discours obsessionnel pour le fric. Ayant évidemment bossé pour des agences renommées, davantage en mode com’ inoffensive et bien être raffiné que sur des terrains d’engagement âpre ou indépendant du consumérisme. Avec son corollaire de coucheries à éviter, les hauts et les bas financiers (toujours sous perfusion familiale cela dit), puis le constat que le marché global est bien compliqué. A vouloir se mettre à son compte et servir une clientèle de qualité, autrement dit riche et protégée. Le salaire en argent de poche, à critiquer néanmoins le rapport compliqué au logement s’il n’est pas d’office acquis. L’impossibilité de penser et considérer autrement, être juste et cohérent avec ce monde barbare. Crier de rage uniquement face à des dégradations lors de manifestations sociales. En vouloir aux hommes et aux femmes, dans la théorie du genre, sous ce prisme puant, d’arrière-cour facho’. S’acharner à bannir et exclure qui ne rentre pas dans son business plan immédiat de vie, et sympathiser prioritairement avec des cadres de multinationales ou d’une aristocratie artistique saluant la perfection, l’exigence et le mérite comme le graal commun minimal.