Les thuriféraires des luttes sous l’exemple de Hirsch

Un bon exemple de l’engagement à l’envers, c’est Hirsch. De bonne famille, ancien pdg d’Emmaüs France, passé par le gouvernement Fillon, et en conflits sociaux à l’APHP comme DG libéral depuis, à pratiquer l’optimisation des services bien sur. Ses principaux fondements idéologiques sont le travail et la réussite (cf. ses déclarations publiques dans les médias de mass notamment). Ce haut fonctionnaire incarne parfaitement le gestionnaire de ressources humaines et moyens sociaux. Relativement bien vu dans les milieux élitistes du business, à l’accent un brin oecuménique, il a ainsi pu impressionner par son intelligence et de longue date un ancien directeur de l’informatique d’un groupe leader du très capitaliste complexe industriel et pharmaceutique (un ex beau père transformé en killer progressivement par sa consécration professionnelle ou carriérisme).

Les prédateurs s’arment d’une dose de charité et l’élévation sociale se fait sans trop d’entraves, en toute compétence. Les verrous du mérite formatent les comportements en une structuration de la performance à tous les étages. La rareté guide les choix globaux. Et l’on voit tel schéma vertical se reproduire sans cesse. Les requins aux dents longues gravitent toujours autour de contextes politiques à monopoliser. Les jeux d’influence concentrique permettent de pourrir les échanges.

La même arrogance que des sauveurs à la Tapie vis à vis de boites en perdition s’illustre méthodiquement en contexte de mouvements sociaux pour mieux les couler dans le fond. Rendre inoffensive la critique en fait partie. Seul compte d’être en nombre dans la rue, ou représentatif de tel ou tel métier. A ce registre les luttes reprennent le plus petit dénominateur commun, celui de l’importance chiffrée, et l’on gomme les clivages une fois de plus. Les cassés et tordus deviennent les instruments de nouveaux cadres politiques en quête de notoriété, quel que soit le niveau.

Le crédit en France est pourtant de ceux qui subissent les réformes néolibérales depuis 1983. En prolo’ le quotidien est tel que la légitimité à travers la souffrance vécue n’a pas besoin de s’incarner dans des manifestations ou signes spécifiques lors de rassemblements. Les communicants privent à loisir le droit à l’expression de qui se tape les taches ingrates. Les fortes têtes sortent du lot, et recréent des organigrammes de parti sous une forme embryonnaire maîtrisée, avant de rejoindre des équipes plus puissantes. La continuité de ce schéma arriviste se prolonge jusqu’à Hirsch et son monde.

Les zéros qui pleuvent

Les politiques, plus ils gèrent des millions, plus ils se sentent importants. C’est la course au chiffre. Pas moins reptilien comme réflexe primaire, même organisé, que ces opérationnels dans la pub, se croyant « in », dans le vent, à mesure de leur ascension volontairement complexe ou sélective, à base de budgets énormes à obtenir et satisfaire !

Matjules