Epuisement

Les cyniques béats n’ont pas compris que les gens vont crever (pas les fachos). Avec la virilité et la lèche du fric en parangon de vertu. A stigmatiser des faiblesses ou incapacités à supporter l’effort, la réalité. Et justifiant le mérite par cette sélection, même macabre. Les requins bouclent la boucle de leur jeu compétitif.

Pendant que les cassés et quelques confortables émancipés discutent de vrais progrès sociaux, le pouvoir passe son temps à nous remettre des couches de domestication corporate à outrance. Nous sommes poussés au quotidien à vivre en salopards, en ingrats, en sous-fifres de l’accumulation.

La décompensation perle dans nos regards, déjà loin de tout espoir. Pas pour les accapareurs qui font leur beurre des luttes, en verticaux, mais pour ceux qui triment, y retournent, et se font violer leur vie, détruire l’esprit. En martyrs du capital, des monnaies, de ce travestissement infâme à la base dans les activités humaines.

J’en ai assez, l’horizon bouché, la kermesse naïve du grand soir comme un dégoût ultime, alors que nous nous faisons massacrer. Privé de mots, du sens, et du temps, en une schizophrénie imposée, à devoir singer le plaisir, la perfection, le don de soi, l’effacement, dans le processus même de notre négation, asservissement, soumission.

Ne sortira plus de nous que tromperie, aigreur, désespoir et maladies. Le couvercle du déni se referme et les élus de ce darwinisme légiféré paradent, se pavoisent à chaque galère mise à flot. En psychopathes du titre ou de la fonction, ils consacrent leurs victoires, amoureux de ces guerres commerciales, pour l’image, à dominer.

Matjules #122mars