Retour sur…

Une fois j’étais intervenant en conf’, emmerdé à vouloir que tout le monde parle, sans tribune ni centralité. J’ai capté que je ne ferais jamais la présentation de nos actions/credo and co’ vu la durée nécessaire à un partage équitable de voix et le timing de fermeture de la salle. Du coup j’ai emprunté les us classiques amenant à la notoriété, reconnaissance, prise de pouvoir tel que c’est conceptualisé. Pour autant j’ai su laisser le débat critique s’installer, et ne pas la jouer forteresse. Par exemple, une personne plus âgée me ramenait à mon jeune âge relatif pour signifier son rapport particulier au temps long, à l’histoire récente en somme et expérience. Hors c’est subjectif l’empirisme, et je lui ai proposé de nous dire ce qu’il veut justement, montrant que je n’avais pas à faire la leçon, mais davantage à l’écouter. Il n’a rien exprimé de signifiant alors, visiblement dérouté par l’absence d’ego qu’il croyait initialement percevoir alors chez moi vis à vis d’une assistance. Nous étions humbles avec mon camarade Cyril, peu confortables, mais tournés vers ce don nécessaire parfois à consacrer publiquement la fortune symbolique d’aventures personnelles et collectives. D’ailleurs, nous n’avons jamais systématisé le procédé, nullement une obsession, feu la gloire stupide qui pique certes au corps mais détourne du sens ou profondeur universelle.