Caste triste

Fils ou fille de bonne famille de l’élite scolaire mondiale, cessez de jouer la moral et l’outrance des bonnes moeurs. Un exemple, le papa maitre de conf’ transatlantique, également gérant d’une boite dans les telecom, et la mère bis au foyer, avec apart’ géant sur Panam, ses dépendances, plusieurs biens fonciers, notamment en province, quelques peu caricaturaux en boboland. Mais la progéniture sans arrêt à se plaindre du système US, & le racket privé des classes préparatrices, comme de l’absence de couverture maladie. Jolie contradiction peu efficiente pour l’essentiel. Une culture de caste coincée, la carte pour être du club chic et fermé : un éloge de l’entre soi, la real politik en mode ségrégation assumée et revendiquée. Les diplômes affichés bien sur, puéril orgasme de consécration institutionnelle. La répétition de la pyramide, à écarter ce qui contrevient à ce système de valorisation, martelant sans cesse le même discours obsessionnel pour le fric. Ayant évidemment bossé pour des agences renommées, davantage en mode com’ inoffensive et bien être raffiné que sur des terrains d’engagement âpre ou indépendant du consumérisme. Avec son corollaire de coucheries à éviter, les hauts et les bas financiers (toujours sous perfusion familiale cela dit), puis le constat que le marché global est bien compliqué. A vouloir se mettre à son compte et servir une clientèle de qualité, autrement dit riche et protégée. Le salaire en argent de poche, à critiquer néanmoins le rapport compliqué au logement s’il n’est pas d’office acquis. L’impossibilité de penser et considérer autrement, être juste et cohérent avec ce monde barbare. Crier de rage uniquement face à des dégradations lors de manifestations sociales. En vouloir aux hommes et aux femmes, dans la théorie du genre, sous ce prisme puant, d’arrière-cour facho’. S’acharner à bannir et exclure qui ne rentre pas dans son business plan immédiat de vie, et sympathiser prioritairement avec des cadres de multinationales ou d’une aristocratie artistique saluant la perfection, l’exigence et le mérite comme le graal commun minimal.

Bobo pour les nuls en mode que sais je…

Des prolo’ peuvent se comporter en bobo d’ailleurs. C’est une question de comportement, bis repetita, le fait de filer les taches laborieuses aux autres en permanence, ou simplement l’intention & la justification verticale du mécanisme. Ce phénomène est transversal dans la société et nullement l’apanage d’une caste restreinte. Les 3/4 des gens se complaisent à dominer, à exclure, à pratiquer l’entre soi, quel que soit le niveau.

Monde Diplo’ à gogo

Le Monde‬ Diplo‬‘, c’est l’entre soi du monde universitaire. Vous n’y verrez jamais une tribune d’un prolétaire, ou même un récit d’un ouvrier (sauf cas rare). Alors que ces aristos des diplômes et études, maîtres d’amphi’ consacrés passent leur temps à parler des populations opprimées, disséquer leurs souffrances. Où est la pratique transversale, émancipatrice, en altérité ? Jurer que la pluralité est le stade social à atteindre sans surtout ne jamais le réaliser dans ses organes de presse, voilà la belle reproduction de l’aliénation des masses si promptement critiquée. Faire démocratie semble échapper aux rites de la réussite, de la sélection, et du talent intellectuel reconnu.

Matjules