Dossier #JPL

J’ai passé un mois grosso modo à la pseudo TvLibreMaisVerticale, y amenant quelques espoirs de partage/symbiose, et un premier sujet sur Berlusconi avec a fortiori l’idée d’autonomie de regard, une analyse du vécu sur place à Milan, pour rendre compte du paysage politique concerné, simplement. En fin de course avec un monteur hors contexte, JPL nous a convoqué en mode grand chef supreme sachant tout pour décréter en deux secondes que c’était trop complexe notre traitement. Il a poussé le monteur a faire un choix édulcoré et binaire : avec les bons d’un côté et les méchants de l’autre hurlant uniquement si possible (exit ici les verts locaux par exemple, différentes tendances et expressions – lui l’autocentré ou presque de la campagne du fiston & EvaJo’ à ce moment là).

JPL venant de TF1, on s’est retrouvé en plein dans cette simplification totalement inutile et sans intérêt (vraiment pas besoin de moi pour ce genre de focale appauvrie pour décérébrés n’identifiant aucune nuance et sans considération pour la diversité, ce qui nous entoure).

Bien sur, JPL nous demandait de se réunir en cercle à intervalle de temps régulier, l’attendant, comme dans toutes les rédactions hiérarchiques classiques, pour nous demander un à un de présenter nos travaux, puis nous justifier, attendant sa sentence, lui jugeant en boss souverain. J’étais choqué, revenant d’un coup des années en arrière, sous cette forme révérente si connue dans les études et à l’école republicaine. Je n’étais vraiment pas venu ici pour cela.

Notre premier rdv inaugurait d’autres auspices, avec un rapport bien autre, plus d’égal à égal, presque complice, courtois en somme. Si j’avais flairé cette verticalité grossière, je n’y serais jamais rentré (sauf par nécessité habituelle pour survivre et en mode méfiant). Là je faisais un choix comme régulièrement si possible, dans l’esprit de liberté, cherchant un lieu et des pratiques différentes du monde corporate & commercial que l’on est supposé critiquer en dissidence sincère.

Motivé au prime abord, sans pression, j’avais pris l’initiative de me rendre autour des locaux, chez le voisinage pour se présenter, tenter d’obtenir des contacts, et même des soutiens financiers (pour du matériel, tournages and co’). JPL et sa secretaire en chef me convoquant soudain dans leur bureau ont tout de suite voulu me nommer référent de ce processus, pour obtenir des fonds, voir avec la région, etc. Alors que j’amenais à l’inverse l’idée d’en parler tous ensemble, proposant d’impliquer tout le monde justement, en écoute du désir et des idées de chacun(e), à tout moment, sur ces aspects fondamentaux.

Un signe nullement passé inaperçu pour moi (x boulots dans les rotules), au milieu de la bonne entente en mode pique-nique commun et coolitude affichée contre les puissants de ce monde : le monteur chef plusieurs fois tremblant devant JPL (as J’aiPeurdeLui), et dépolitisé, un technicien carriériste banal pouvant tout autant bosser pour une boite de prod’ capitaliste et décomplexée, une raison de sa faille manifeste, et inaptitude à jouer le révolté.

Plus dramatique encore, une dame d’un certain âge et relativement précaire venait de rentrer dans les locaux de la pseudo TvLibreHaha, et les jeunes bobo journaleux l’ont balayé d’un revers, genre ce n’est pas pour vous ici. Ainsi, le public généralement accepté à Telebocal par exemple, réellement disparate, ne rentre pas dans le cadre uniforme et le filtre utilitariste tabou à TvLibreBebeJRI : avoir principalement des stagiaires d’école de journalisme, ca permet d’avoir les subventions de l’Etat pour monter une tv.

Evidemment, le clash arriva sans que je ne l’anticipe. J’ai très naïvement partagé des mails avec l’ensemble des intervenants de la pseudo TvLibrePouah, histoire d’être tous reliés, le sens de la liberté affichée (la liste était pourtant dispo’ au mur dans les anciens locaux à Boulogne-B’, à mon premier contact). Mal m’en a pris, JPL via son assistante de choc m’ont accusé d’avoir dérobé leurs contacts !?

Evitant de rentrer dans un conflit sans fin, je n’en pensais pas moins, après une réponse commune dans ce genre de cas (nullement eu l’intention de nuire, au contraire), et considérablement interloqué, cela n’en a pas moins provoqué une scission de la moitié des participants (trainant des rancoeurs parfois anciennes et non exprimées visiblement), une partie allant dans mon sens, et l’autre bien sur ralliant la verticalité de JPL. En si peu de temps finalement, constater tel contexte explosif à la moindre réaction partagée (se voulant publique) déjà en interne m’a vraiment fait halluciner. Ecoeuré, je n’ai néanmoins pas cherché à en découdre immédiatement (le contexte se suffisait à lui-même), ayant alors assez perdu de temps, résolument tourné vers autre chose pour me protéger, et captant l’ampleur de la poudrière moisie à affronter. Le recul, la distance et la reflexion pour y revenir à froid, ayant d’autres priorités, sans éclipser pour autant.

Enfin, certains échos d’Afrique concernant JPL (comme pour Bourdon d’ailleurs) sont plutôt très explicites et similaires à ce tableau déjà pathétique en rapide immersion. De même, un acolyte déjà prévenu sous forme d’allusion préventive (il filmait alors à la Fête de l’Huma’), et retrouvé à Debout longtemps après m’a remercié de l’avoir informé d’emblée des risques. Le pourrissement de l’indépendance et de l’intégrité qui nous anime par JPL, énième usurpateur des luttes (sujets volés et vendus à son unique profit…) a de quoi énerver. Carton rouge résolument pour ce pro’ de la supercherie engagée.

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