Basta les élections

Le #vote c’est quoi ? Choisir entre une balle dans le pied pour les plus fragiles, avec dans le même temps la #gloire pour une #nomenklatura (une belle vie, sous le prisme de l’#effort et #mérite #exclusif), via des #pouvoirs aux #vices intermédiaires #sournois ; ou se faire assassiner au pire par un régime #facho’ ciblant toute une catégorie de personnes plus crûment encore. La #culpabilité change du tout au tout, en ne participant pas, et accusant ce #chantage. Les conséquences sont là, réelles. Je ne cautionne pas plus que quelqu’un perde la vie pour que le reste survive. C’est #malsain de proposer ce dilemme, surtout sous forme #totalitaire.Pour résumer, être #engagé est affronter cela, le dire et le dénoncer. Que l’on invente que vu les #forces et #organisations en présence, ce n’est pas #pragmatique ou pas. On a pas la même focale en ayant eu la gâchette sur la tempe à rallonge. C’est du vécu et les #bobos ferment les yeux pour se préserver derrière leur #confort et #cynisme. Y’a pas de problème grave pour eux avec la #domestication. La multiplication des services est une voie royale pour l’#establishment. Au pire, ils n’y voient qu’un moindre mal. L’#égoïsme #décomplexé sous l’#alibi du #réalisme. Le vote n’est même plus une #sélection entre la peste et le choléra. C’est le #problème en soit.

Les thuriféraires des luttes sous l’exemple de Hirsch

Un bon exemple de l’engagement à l’envers, c’est Hirsch. De bonne famille, ancien pdg d’Emmaüs France, passé par le gouvernement Fillon, et en conflits sociaux à l’APHP comme DG libéral depuis, à pratiquer l’optimisation des services bien sur. Ses principaux fondements idéologiques sont le travail et la réussite (cf. ses déclarations publiques dans les médias de mass notamment). Ce haut fonctionnaire incarne parfaitement le gestionnaire de ressources humaines et moyens sociaux. Relativement bien vu dans les milieux élitistes du business, à l’accent un brin oecuménique, il a ainsi pu impressionner par son intelligence et de longue date un ancien directeur de l’informatique d’un groupe leader du très capitaliste complexe industriel et pharmaceutique (un ex beau père transformé en killer progressivement par sa consécration professionnelle ou carriérisme).

Les prédateurs s’arment d’une dose de charité et l’élévation sociale se fait sans trop d’entraves, en toute compétence. Les verrous du mérite formatent les comportements en une structuration de la performance à tous les étages. La rareté guide les choix globaux. Et l’on voit tel schéma vertical se reproduire sans cesse. Les requins aux dents longues gravitent toujours autour de contextes politiques à monopoliser. Les jeux d’influence concentrique permettent de pourrir les échanges.

La même arrogance que des sauveurs à la Tapie vis à vis de boites en perdition s’illustre méthodiquement en contexte de mouvements sociaux pour mieux les couler dans le fond. Rendre inoffensive la critique en fait partie. Seul compte d’être en nombre dans la rue, ou représentatif de tel ou tel métier. A ce registre les luttes reprennent le plus petit dénominateur commun, celui de l’importance chiffrée, et l’on gomme les clivages une fois de plus. Les cassés et tordus deviennent les instruments de nouveaux cadres politiques en quête de notoriété, quel que soit le niveau.

Le crédit en France est pourtant de ceux qui subissent les réformes néolibérales depuis 1983. En prolo’ le quotidien est tel que la légitimité à travers la souffrance vécue n’a pas besoin de s’incarner dans des manifestations ou signes spécifiques lors de rassemblements. Les communicants privent à loisir le droit à l’expression de qui se tape les taches ingrates. Les fortes têtes sortent du lot, et recréent des organigrammes de parti sous une forme embryonnaire maîtrisée, avant de rejoindre des équipes plus puissantes. La continuité de ce schéma arriviste se prolonge jusqu’à Hirsch et son monde.