Rythme et confrontation des logiques

– Thierry Pellat : « L »anarchisme, dont libertaire est ici utilisé comme un synonyme, qui a pour projet la liberté politique maximale avec le refus de toute distinction entre gouvernants et gouvernés. Les anarchistes défendent ainsi l’autogestion et la démocratie directe recourant au MANDAT IMPÉRATIF et se faisant dans un cadre fédéraliste. » Alors, Tony : toujours aussi primaire ? =) https://fr.wikipedia.org/wiki/Anarcho-communisme »

– Nils Beaussé : « En fait ça ne porte que le nom anarchisme, ce n’est pas du tout « anarchique ». Il faut vachement faire la distinction. Je connais des groupes anti-fa « anarchiste » qui te traite de facho à la moindre évocation du mot de « systeme de gestion », fut il par les citoyens ou par mandat impératifs. Tu risque meme de te faire traiter, Oh horreur ! De « chouardiste » … donc dans leur esprit un peu enfumé : de fachiste … Devenir aussi facho que ceux qu’on combat … le comble … »

– TL : Pas de mandat tout court

– NB : « ça depends, parfois ça peut etre utile. Comme dans l’ancien athene. De deleguer des taches, ne serais-ce que localement. Sur un accord tacite évidemment. Dans ce cas il y a bien un mandat sur la tache. Pour des trucs plus gros il y a également une necessité d’organisation. Genre la justice ou l’armée. »

– Marc Herpoux : « Pas de mandat, pas de monnaie, pas de salaire, pas d’Etat, en gros, pas de politique, pas d’économie… que dalle… Tout ça sans réponse: comment ça marche? Comment qu’on fait? Rien. C’est au petit bonheur la chance! C’est ainsi qu’on écarte d’un revers de la main des gens qui ont bossé sérieusement toute une partie de leur vie pour réfléchir à des alternatives concrètes et plus égalitaires avec un simple « pas de », pour rien foutre à la place! C’est pas sérieux! »

– NB : « En fait ça pourrait marcher si tout le monde faisait ça partout sur la planète. Mais il suffirait d’un tricheur bien organisée, genre les multinationale, qui ne rêve QUE de la suppression des états. Pour prendre la main sur tout le monde par une bonne vieille domination militaire…
Plus dangereux que l’anarchisme pur… tu meurt… c’est un paquet cadeau pour les néo-libéraux l’anarchisme pur …
Non, il y a une nécessité d’organisation centralisé pour des choses importantes, ne serais-ce que pour l’armée.
Après rien n’interdit que les citoyens puissent faire un « recall » sur tout fonctionnaire public, par exemple. Et ainsi bien valider le fait que ce sont des serviteur, non des dominateurs »

– MH : « Il ne faut pas oublier que les libertarians américains (type Jeff Bezos) militent pour la suppression de toute forme d’Etat et d’autorité en général. D’ailleurs, ils adorent être présenté comme « anarchistes ». C’est dire l’ambiguïté!
Mais au moins, quand on regarde leur programme, force est de constater que ce qu’ils proposent tient la route.
Car TOUT est privatisé chez eux! L’école, la santé, comme d’habitude, mais ils vont plus loin que les libéraux classique: ils réclament la privatisation de la police (ils défendent les milices), de l’armée (ce seraient des mercenaires), de la justice, etc.
Pour eux, l’Etat est une autorité insupportable qui ne permet aucunement de garantir les libertés individuelles de chacun, mais opprime les individus en général. La seule façon de garantir les libertés individuelles… est de supprimer l’Etat, et de laisser faire les « forces vives » du pays. Donc, les forces entrepreneuriales! Puisqu’il n’y a que ça qui compte pour eux.
Quand on est capitaliste, hyperindividualiste, et ultralibéral, ce discours tient parfaitement la route.
Quand on se dit collectiviste, socialiste et libertaire… désolé mais l’absence de « bien commun » (monnaie, service publique, Etat régulateur, et autre) est totalement paradoxale! »

– TL : Marc Herpoux Je t’invite à relire Chomsky, Proudhon, Bakounine, Kropotkine, Smith (pas la version détournée par le « libéralisme »), Déjacque, Coeurderoy, etc… Et en être critique bien sur, sans forcément snober. Je n’ai d’ailleurs pas eu besoin de leurs perceptions pour juger de la capacité de perversion engendrée par l’usage des monnaies dans les activités humaines. De base, il s’agit d’un travestissement, polluant tout à la suite.

– MH : « Euh… Je ne sais pas lequel de nous deux snobe réellement les auteurs que tu cites! Et puisque tu les as lu (et que tu me conseilles de les relire) tu auras sans doute remarqué que leur pensée et leurs propositions sont un peu plus complexes et nuancées que seulement « pas de », sans rien mettre d’autres à la place. »

– TL : Quand je croise le fond de mes pensées, avec l’empirisme de 40 taf notamment, et leurs propres engagements respectivement, j’obtiens ce joli résultat qui dans l’absolu s’exprime facilement. Sauf à jouer la validation des outils qui oppressent sans fin nos liens, à tourner autour du pot constamment et ne rien remettre en cause de base.

– NB : « Le soucis c’est que le tout privatisé on vois ou cela nous menne. Il y a quelques exemple sur terre. Et c’est LA MERDE.
Car la seule regle commune devient l’argent, donc l’appat du gain, car tout est privé.

Les société qui maitriseront la police ou les militaires auront alors TOUT POUVOIR et feront tout pour avoir un max de thune.
On le vois dans les états qui ont accepté à 100% le néo liberalisme. Il n’y a quasiement PLUS d’état. Les sociétés privé font la loi, et elle ne le font pas pour le bien commun mais pour le bien de leur patron.

On reviens à la domination de la majorité par la minorité dans les modele libertarien americain. C’est le NEO-LIBERALISME.

Par définition en plus, puisqu’avant le mot libertaire n’existait pas. Les premier ultra libertaire se disais … libéraux. C’est quand certains humanistes se sont rendu compte de la craditude de ce systeme qu’ils ont du pondre un nouveau terme : libertarien.

Et jamais on ne me fera avaler que l’ultra liberalisme du tout privé c’est bien? Il y a trop de preuve actuellement que c’est la pire chose qui puisse arrivr à l’humanité et que ça n’aboutit qu’a la domination de la masse par une minorité. Les americains ont été les premiers a vendre ce type de systeme et à l’imposer par les armes sur la planete. Pour une société qui s’est construite sur le génocide et l’esclavage, ce n’est guere éttonant …

Le véritable libertaire positif est plutot construit autour d’une société géré au niveau local. par les citoyens pour les citoyens. Avec des notions de tirage au sort pour empecher ceux qui veulent dominer de dominer et des notions de « recall » pour que le peuple garde le pouvoir sur ses fonctionnaires.

Ainsi toute notion d’appat du gain disparaitrait. Et la notion de bien commun emergerais toute seule. On pourrait meme aller au dela en permettant le recall de tout gestionnaire de société privé car toute société privé sera possédé par une partie des citoyens. On met fin à la possession privé des moyens de productions. Les entreprise appartiennent de nouveau à leurs employé. Et si une entrzeprise (donc une sous parti du peuple) merde, le reste peut la sanctionner.

Bref, il y a de quoi imaginer, mais je pense que c’est possible »

– TL : Nils Beaussé justement c’est hors sujet. Gommer la nuance et tomber dans l’amalgame d’avec ce que l’on a pourtant pas besoin d’indiquer. Le neoliberalisme, on passe deja matin midi et soir depuis tjrs à le clasher. Cela en devient banal, même les bobo s’y mettent presque. Non, à la source, si tu écoutes bien, on discute de supprimer les monnaies, ce travestissement des activités humaines. Et l’Etat à dépasser, les pires actes de terrorisme venant des nouveaux empires à la solde des tyrannies privées. Le monde sournois démasqué ci ou là, x dossiers a fortiori.

– NB : « Supprimer les monnaies passent forcement par un « état » fort. état au sens « gestion » (locale dans l’idéal) de la communauté par la communauté pour la communauté. Sans ça rien n’empechera des monnais parralele de circuler. Il faut forcement qu’une autorité de controle validée par les citoyens empeche la renaissance de la monnaie. L’appat du gain étant trop fort chez certaines personnes. »

– TL : Rien ne sert de supprimer les monnaies si tu légitimes un pouvoir quelconque, centralisé. Avance avec pragmatisme oui, mais sans évacuer le fond avec les contraintes opérationnelles.

– NB : « Le probleme c’est qu’il y en a des contraintes opperationnelles. Un pouvoir n’est pas forcement centralisé à 100%. Il peut etre ultra-local, à la taille de la commune ou du quartier. Mais ne serais-ce que l’armée DOIT etre géré de maniere centralisé pour éviter de se faire enhavir toute les 5 minutes … »

– TL : C’est oublier l’effet d’entrainement, la mise en pratique d’une pensée saine déjà conceptualisée, après les effondrements inévitables des monstres politiques ou doctrines vicieuses qui occupent tout l’espace progressivement. Rien ne sert de jouer l’optimisme béat pour notre génération. Ce dont on parle se cultive sur des siècles, avant d’aboutir peut-être, même pris encore sous les arcanes de pouvoirs à nouveau omniprésents. Crois moi, il n’y a rien à attendre de notre époque consumériste en expansion féroce. Cela ira de pire en pire d’ici notre mort. Le temps nous manque déjà, et nous sommes aspirés par notre propre angélisme à rêver d’un destin apaisé.

– NB : « Je te crois. Alors séparons temporellement nos discours. Le tient est une visée lointaine d’évolution de la société. Le mien est un intermediaire pratique qu’on est capable d’appliquer à court terme ou moyens terme. Ce qui quand meme motivant ^^ »

– TL : En telle phase intermédiaire Chomsky parle de défendre l’Etat providence, les services publics en somme. En situation pourtant, l’on subit déjà leur destruction. Nous sommes laminés, sauf à être des derniers survivants de l’épuration sociale qui consiste à tout confisquer comme au temps féodal, même en pire, pour des maîtres également éjectables et de fumeuses « vérités premières » du marché global et informel. Le décalage est total, et nous devons penser l’après sans attendre.

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