Bourgeoisie et argent frères de l’horreur

L’implacable et impitoyable sanctuaire de l’argent permet les dominations de masse et donc les massacres de masse, les exterminations de masse. Cet universalisme de l’horreur se combat en affrontant le séparationnisme bourgeois qui essentialise la fonction, le pouvoir, une élite : le sacre d’une caste. Et cela se joue aussi à tous les niveaux, au coeur du libéralisme. Quand j’entends « libéralisme » je parle du capitalisme. Le capitalisme est l’allié de la massification d’un rejet. Et donc la domestication fait partie du jeu macabre et mène à l’horreur.

De Bisesero à Gaza, d’un génocide à un massacre de masse, d’un génocide à un apartheid nous voyons se confirmer ce lien féroce entre l’argent et l’horreur, et l’immonde, l’absolue destruction.

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Retour sur…

Une fois j’étais intervenant en conf’, emmerdé à vouloir que tout le monde parle, sans tribune ni centralité. J’ai capté que je ne ferais jamais la présentation de nos actions/credo and co’ vu la durée nécessaire à un partage équitable de voix et le timing de fermeture de la salle. Du coup j’ai emprunté les us classiques amenant à la notoriété, reconnaissance, prise de pouvoir tel que c’est conceptualisé. Pour autant j’ai su laisser le débat critique s’installer, et ne pas la jouer forteresse. Par exemple, une personne plus âgée me ramenait à mon jeune âge relatif pour signifier son rapport particulier au temps long, à l’histoire récente en somme et expérience. Hors c’est subjectif l’empirisme, et je lui ai proposé de nous dire ce qu’il veut justement, montrant que je n’avais pas à faire la leçon, mais davantage à l’écouter. Il n’a rien exprimé de signifiant alors, visiblement dérouté par l’absence d’ego qu’il croyait initialement percevoir alors chez moi vis à vis d’une assistance. Nous étions humbles avec mon camarade Cyril, peu confortables, mais tournés vers ce don nécessaire parfois à consacrer publiquement la fortune symbolique d’aventures personnelles et collectives. D’ailleurs, nous n’avons jamais systématisé le procédé, nullement une obsession, feu la gloire stupide qui pique certes au corps mais détourne du sens ou profondeur universelle.

Fin de l’Histoire

Je suis pour la phase de défense des services publics, laminés progressivement par les instances internationales pro’ tyrannies privées. Et je me tape les règles commerciales, conservatrices mille fois décrites et critiquées ici. Dans le fond, au coeur des mécanismes actuels, tout est vicié par les fondamentaux liés à l’Etat et l’argent. Je m’y oppose, et considère qu’en amont de cette remise en cause juste et entière, il ne s’agit que de réformisme, d’ajustements structurels, et qui tendent a fortiori à justifier le maintien de règles aristocratiques, de pouvoir : les figer dans le marbre, constitutionnel des organisations sociales et financières. On en sort pas, médiocres pensées réalistes déterminées par un énième ersatz intello’ de fin de l’Histoire.

#OnVautMieuxQueCa #Matjules

Etre bobo c’est un comportement allié à des biens relatifs. C’est vouloir que les taches ingrates soient faites par quelqu’un d’autre, au quotidien, ne plus voir les aliénations, comme client cynique notamment, recherchant plein de services.

J’ai bossé jeune en interim pour un sous traitant d’Aventis au Trait, avec des molosses sortant de prison, au dos cassé, à soulever à trois à la seule force des mains, des barres métalliques de 6-8 étages de haut pour les redresser. Puis avec des gars facho’/myso’ au physique de pompier, sans casque ni protections, à soulever des pieds au dessus de la tête 200 barres métalliques à accrocher en les encastrant bras levés. D’autres dehors dans les tranchées en plein hiver neigeux. Un collègue mort d’un accident du travail en situation dans ces conditions. Vécu l’usine en partie sur deux ans à Bagneux, à bouffer des produits toxiques et le harcèlement vicieux d’une direction familiale facho’ emmerdant principalement les copains des foyers de réfugiés se tapant le pire, avec toujours le « blanc » prolo’ qu’on mêle à ce cirque puant, ce qui ne passait pas du tout, brimades quotidiennes. Prévenu l’inspection du travail (ayant validé mon signalement) suite à risques avéré bâtiment vétuste s’écroulant, à Paris proche gare de l’est, sur un énième taf domestique avec insultes et harcèlement croisés passés sous silence par la direction pour me culpabiliser, dans secteur des services à la personne, et viré bien sur pour cela. Frappé par des néonazis au taf, dans secteur semi public et privé stratégique d’Etat, eux se foutant sur la gueule pour la compét’ inévitable de sous traitance en turn over constant. Vécu de 17 à 38 ans 40 boulots domestiques, dans tous les secteurs, à former sous pression parfois qui me remplacerait en temps partiel notamment une fois viré. Toutes sortes de contrats, du médical, à l’administration, en passant par le « bien être » sportif puis alimentaire, l’éducation en Ces, l’animation à 2 bal, le journalisme précaire, l’hôtellerie rapido (car en contexte particulièrement précaire, face à une clientèle de malfrats), l’industrie, quantité de domaines abordés trente secondes ou sur deux ans grosso modo (largement suffisant lorsque la répétition du pire se développe constamment). Récemment j’ai fait valider en un an de démarches coûteuses, par la médecine du travail, un harcèlement physique et moral, pas le premier, dans le secteur alimentaire de récup’ industrielle du bio’ par un trust bien connu. Ce qui me fait penser à un autre dans l’humour, été prolo’ aussi en théâtre, et en galerie d’art (familiale, comme d’une holding fameuse). Evidemment fait tous les horaires, du jour et de la nuit, taf en hp aussi (dont « gestion » de serial killers), auprès de gens amputés également, là on se sent tout petit… Et dormir à la rue, j’ai connu, comme la garde à vue (avec abus de la « cab », flingue sur la tête…, constaté par le comico à 5h du mat’, après avoir du simuler une crise de tétanie, car me tapant un violeur en face de moi à 30 centimètres durant deux heures avant procédure basique d’analyse médical – je n’ai pas de casier jud’), de façon circonstanciée, non chronique heureusement. Viré cela dit de logements par proprio’ spéculant. Etc…

Un des taf les plus ingrat est d’aller poser les lignes de metro, en milieu confiné a fortiori à 5h du matin, dans les vapeurs toxiques. La durée de vie est catastrophique et les populations exploitées sous nos pieds vivent une précarité considérable.
On ne peut applatir les contextes de vie, niveler de façon binaire, tout résumer aux 1/100 de nantis qui bouffent la planète. Cette posture caricaturale est voulue par une majorité se réclamant des luttes sociales.

Gérard Filoche par exemple, cadre du PS la jouant sauveur du peuple tout en gommant totalement que les inégalités (de fonctions, territoires, biens…) irradient toutes les strates de la société. Comme les cadres universitaires de Lmsi nient et amalgament l’identification des bobos avec le populisme du FN (inversion/confusionnisme habituel et navrant).

Matjules

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Trahison cathodique

#31mars Les mass médias ne peuvent pas s’empêcher de cristalliser sur les leaders politiques classiques. Comme sur les violences, et le chiffre des manifestants, ou transports en activité. Le ton est décalé et pro système. Ils vivent une abstraction, incarnent l’actualité sous le nivellement programmé par le pouvoir. Ils sont la courroie utile à la fabrication progressive du consentement dans les mentalités. L’histoire qu’ils décrivent, les mots qu’ils emploient sont orientés, trahissant le réel, en participation de la domination, à inventer une mesure qu’ils n’ont pas. Ils se situent bien en marge de la société, vers les requins de l’appropriation sans cesse plus grande du vivant, cette bourgeoisie fière de « donner » du travail, alors qu’elle exploite, et supprime de sa vue sans arrêt tout ce qui la dérange : une normalisation de l’ostracisme et de la stigmatisation. La focale d’entre soi se part de vertus dans sa rhétorique et singe la neutralité avec des alibis marginaux.